CHAPITRE 1: Ces souvenirs qui refont surface
Trois gouttes de sang qui tombe sur la neige. Trois gouttes de
sang qui bientôt deviennent flaque.
Le liquide rouge ne cesse de ruisseler au travers de ces doigts qui
tremblent et qui presses sans réelle conviction une plaie béante de
la quelle s'écoule un flot pourpre de plus en plus important. Et le
garçon pleur.
Mais ce n'est pas la mort qui cause ses larmes; la mort, cela fait
longtemps qu'il l'attend sans qu'elle ne se montre. Et pour cette
fille il serait prêt à mourir. C'est justement pour elle qu'il
pleure
en ce moment.
Elle est là, face à lui, allongée sur le sol enneigé, inconsciente.
Il voudrait pouvoir faire quelques pas et la rejoindre. La saisir
dans ses bras et la ramener chez elle. Puis enfin, que tous cela se
termine.
Mais voilà, plus rien ne sera jamais comme avant. Et tous cela à
cause d'eux.: ces êtres sombres et mystérieux. Nul n'avais jamais
entendu parler d'eux et voilà qu'aujourd'hui ils emmenaient la
fille et tuaient le garçon.
-Tous cela te dépasse, tu ne peux pas te dresser face à nous. Le
destin voulait ta mort et la mort sera ta délivrance. Ainsi, grâce
à nous, tu vivras éternellement.
L'être s'avance: Une cape noir, un masque blanc, et une lame rouge
comme le sang dont elle est recouverte. Voici tout ce qui le
compose. Et bien sur, ces ténèbres qui l'enveloppe de la tête aux
pieds.
Indubitablement, ils ne sont pas de ce monde.
Le garçon tombe à genoux. Il voudrait se relever et continuer à se
battre mais ses jambes lui ont fait faux-bonds. Il n'a plus que la
force de regarder ce démon qui s'approche.
Il se demande comment ils avaient pu en arriver là, pourquoi tout
ce chaos s'étaient abattu sur leur existence si insignifiante au
yeux du monde. Mais il n'a pas la réponse: c'est arrivé, c'est
tout.
Et soudainement, alors que les ténèbres s'avance vers lui, il se
souvient comment tout cela a commencé.
Dunariak! La cité du nouveau monde, celle sur la quelle les
hommes ont misé tout leur espoir. C'est devant ses imposantes
murailles grises que se tient le garçon. A l'époque il ne devait
pas avoir plus de huit ans. Il tient la main d'une vieille femme et
regarde les remparts les yeux emplit d'une profondes tristesse.
Mais il sait qu'il ne doit pas pleurer, que cela ne servira à rien.
Il se doit d'être fort, car à partir d'aujourd'hui, sa vie allait
prendre un grand tournant. Mais il à beau savoir que verser toutes
les larmes de son corps est inutile, il ne parvient pas à oublier
ses parents, tués devant ses yeux, tous comme le reste des
villageois. Après tous, il n'est encore qu'un enfant. Alors, il
sert plus fort la main de la vieille femme et se mord les lèvres.
Non il ne vas pas pleurer, jamais! Du moins pas avant qu'il n'est
vengé sa mère et son père. Mais pour cela il lui faut du courage et
surtout de la force. Et il sait très bien que ces choses là
viennent avec le temps. Ainsi il s'est juré que quand il serait
enfin un homme, il partirait en croisade contre les monstres qui
ont attaqués et détruit son village: des brutes! Rien d'autres que
des vulgaires pillards qui passaient leurs temps à ravager tout ce
qu'ils voyaient depuis le grand chaos.
En attendant, la seule chose qui lui reste à faire est d'attendre
et d'affronter sa nouvelle vie.
-Qui y a t-il Matt? Avait demandé la vieille femme, inquiète.
-Rien madame Cauchin. Rien du tout.
-Oh! Mais appelle moi Mirabelle. Tu sais, nous allons vivre à deux
maintenant, tu vas devoir t'y habituer.
Sa nouvelle vie...
Pour montrer qu'il était prêt à l'entamer, il avait lâcher sa main
et c'était avancé d'un pas qu'il voulait
rassuré vers Dunariak.
-Ces murs sont d'une telle tristesse. Avait t-il alors
remarqué.
Mais cela était sans doute dû à son humeur du jour, car aujourd'hui
les murailles de la ville sont l'une des choses les plus rassurante
qu'il connaisse.
-Tu sais mon petit, c'est grâce à eux, et tous ces hommes que tu
vois la-haut, que les pillards reste éloignés. Nous allons enfin
être en sécurité ici.
C'est alors que Matt fit attention à toute la foule qui
s'empressait d'entrer dans la villes avant que la nuit ne tombe.
Des centaines, voir des milliers de gens! C'était infiniment plus
que le nombre d'habitants de son village natal.
A ce moment précis, il s'était sentit effrayé mais n'en laissa rien
paraître. Il se contenta d'avancer vers les immenses portes de fer
qui n'allaient sans doute pas tarder à se refermer.
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